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PHOTO DE MAYLIS SHANCHEZ

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PHOTO DE HANS DIERNBERGER 

BIOGRAPHIE

Céline Bellut est une artiste multidisciplinaire, performeuse et chorégraphe dont le travail explore les frontières entre danse, performance et arts visuels. Elle s’est formée à la Folkwang Universität der Künste en Allemagne, où elle a obtenu un diplôme européen en danse contemporaine en 2016. Elle y a été profondément influencée par l’héritage artistique de Pina Bausch, figure emblématique de l’institution.

Entre 2016 et 2023, installée en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Céline s’est imposée comme créatrice de spectacles transdisciplinaires. Parmi ses œuvres marquantes figurent SUDDENLY, A SLOTH CROSSES THE STREET (2023), A PERFORMANCE IS A LONG QUIET RIVER (2021) et HOLD ON (2019), toutes coproduites par le Tanzhaus NRW à Düsseldorf et Tanzfaktur à Cologne, deux institutions qui soutiennent son travail depuis 2017. Sa pratique artistique s’étend également au cinéma et à l’installation, avec des projets tels que HOLD ON, still not live (2020) et la vidéo performative Ja est BI est BI est BI (2018–2020).

Son univers artistique a été présenté dans de nombreux festivals et lieux culturels en Allemagne, notamment les Ateliers de PACT Zollverein à Essen, le festival Favoriten à Dortmund, Zeitzeig à Bochum, Explosive à Brême, First and Further Steps à Krefeld, ainsi que FREIRAUM Salon #18 – digital agora à Düsseldorf, et Tanz.tausch, Rh(e)infar, Auftakt et The Artist Are Present à Cologne. Son engagement artistique a été récompensé à plusieurs reprises : A PERFORMANCE IS A LONG QUIET RIVER a été nommé pour la Meilleure Chorégraphie aux Kölner TanzPreis 2022, tandis que son solo JA est BI est BI est BI a remporté le troisième prix du concours de solo de l’Euro-scene Leipzig en 2017.

En tant qu’interprète, Céline a collaboré avec des artistes renommés, notamment Alexandra Pirici, pour laquelle elle a performé à la Biennale d’art de Venise en 2022. Cette expérience a approfondi son intérêt pour les œuvres visuelles et transdisciplinaires. Elle a également travaillé avec la compagnie inclusive DIN A 13 Dance Company en tant qu’assistante chorégraphe et a participé au programme MADE (Mixed-Ability Dance Education) entre 2018 et 2020, reflétant son engagement pour une danse accessible et inclusive.

Début 2024, Céline s’est installée à Marseille, où elle a fondé la compagnie de danse EGG. Dans ce nouveau chapitre, elle repense les dynamiques de pouvoir dans l’art et prend du recul par rapport aux formes traditionnelles de création, en ancrant sa réflexion dans une pensée post-humaniste. Sa recherche artistique s’articule autour d’enjeux politiques et écologiques, ainsi que de la décroissance économique, tout en explorant de nouvelles pratiques interdisciplinaires.

Parallèlement, Céline renoue avec la céramique et explore les biomatériaux, comme le mycélium, symbolisant sa fascination pour les formes de vie non humaines et les processus organiques. Aujourd’hui, elle développe une pratique artistique hybride mêlant danse, céramique et expérimentation avec des biomatériaux, dans une quête continue de renouvellement et d’interdisciplinarité.

En 2024, elle entame une formation de trois ans en fasciapulsologie à l’IFFC France, une technique de thérapie manuelle axée sur le fascia. La fasciapulsologie vise à restaurer les capacités naturelles d’autorégulation du corps en manipulant et rééquilibrant le réseau conjonctif essentiel à son bon fonctionnement. Cette expertise enrichit sa pratique artistique en lui offrant une compréhension plus fine des dynamiques internes du corps et de ses mécanismes d’auto-régulation.

STATEMENT

En tant qu’artiste du mouvement, mon objectif est de favoriser des expériences empathiques qui créent des ponts entre les individus. Dans cette optique, j’imagine mon travail comme des expériences performatives invitant les corps du public à se connecter avec ceux des interprètes. Je suis animée par l’idée de créer un espace partagé où émotions, sensations et pensées peuvent être explorées collectivement.

Mes intérêts artistiques se concentrent sur la notion d’interconnexion, en considérant le soi comme faisant partie d’un écosystème plus vaste et interrelié. J’aspire à cultiver cette interconnexion dans mes performances en mêlant différents médias artistiques, remettant ainsi en question les rapports de pouvoir entre les humains sur scène et les autres éléments scénographiques. Dans mes chorégraphies, les interprètes ne sont pas centraux, mais font partie d’un tout.

Dernièrement, je suis particulièrement fascinée par le dialogue entre mon paysage intérieur et le monde extérieur — la manière dont mon corps, en tant qu’écosystème, reflète et interagit avec les systèmes naturels qui m’entourent. Je m’intéresse à la façon dont les réseaux complexes en nous résonnent avec ceux, plus vastes, de la vie. Je me concentre notamment sur la danse du fascia et les techniques de mouvement comme moyen de devenir un réseau vivant, en lien avec les autres êtres.

La lenteur, la durabilité et la décroissance sont des notions fondamentales dans ma pratique performative. Je crois que seule la lenteur permet de véritablement ressentir, comprendre et développer de l’empathie envers les autres organismes terrestres — humains comme non humains — avec lesquels nous partageons cette planète. Je veux créer de l’art qui tende vers cette idée de lien et de partage.

Un corps qui bouge est un corps qui danse, personne n’a la légitimité de dire ce qui est ou n’est pas un corps apte à danser. Suis l’ennui sans jugement. Cultive l’empathie pour créer du lien. N’aie pas peur des idées radicales, mais ne poursuis pas la radicalité. L’expérience humaine est universelle. Condamne l’inaccessible. Ne crée pas pour te placer au-dessus de celle qui reçoit ton travail, l’art n’est pas une célébration de ses créateur.ices

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